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Dictionnaire international des militants anarchistes
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ABENZA, Jesus
Né en Euskadi - MLE - CNT - Madrid (Nouvelle Castille) - Algérie - France
Article mis en ligne le 18 février 2007
dernière modification le 23 novembre 2014

par R.D.
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D’origine basque, Jesus Abenza militait en Espagne à la CNT. A la fin de la guerre civile Jesus Abenza se retrouva bloqué à Madrid et ne parvint à passer en France qu’au début de l’année 1941. Arrêté à Perpignan et condamné à un mois de prison pour "passage illégal de la frontière" il était ensuite interné au camp d’Argelès, où craignant d’être renvoyé en Espagne, il s’engagea à la Légion étrangère et fut transféré en Algérie : "...C’est là que j’ai décidé de me porter volontaire dans les Corps Francs d’Afrique avec qui j’ai fait toute la campagne de Tunisie. Puis je suis passé à la Brigade de marche du Tchad qui deviendra plus tard Régiment de marche du Tchad et se rendra célèbre dans tous les combats livrés en Afrique contre les forces de Rommel. Une fois la campagne d’Afrique terminée, j’ai continué la guerre dans les Forces Françaises Libres..."

Soldat de la 2è Division Blindée du général Leclerc, il appartenait à la 9° Compagnie –la Nueve - presque exclusivement composée de républicains espagnols dont une majorité de militants libertaires et allait participer au débarquement :
" Nous sommes partis de Casablanca le 4 avril 1944 et nous avons débarqué à Swansea en Algleterre le 22. Après divers séjours dans des camps d’instruction militaire...le 31 juillet nous avons embarqué sur un Liberty-ship pour la Normandie où nous avons débarqué le 4 août. Nommé sergent-chef par le général Leclerc, c’est avec ces galons qui, comme in peut s’en douter, ne m’importaient guère, que j’ai fait toute la campagne de France et celle d’Allemagne."

Conducteur du half-track Guadalajara, il a été l’un des premiers à entrer dans Paris le 24 août 1944 lors des combats de la libération : ...Nous avons été les premiers à entrer dans Paris. Le premier canon installé place de l’Hôtel de Ville, c’est moi qui en étais responsable ; nous l’avions surnommé "El Abuelo" (grand-père). Les tanks et les voitures blindées s’appelaient Durruti, Ascaso, Casas Viejas, Teruel...et en tête nous arborions les drapeaux républicains espagnols autorisés par le commandement."

Le 19 septembre 1944, lors d’un combat à Chatel, et sous un déluge de feu, il avait assuré dans des conditions particulièrement difficiles, le ravitaillement en munitions de sa section de combat, action pour laquelle il fut décoré de la croix de guerre avec étoile d’argent.

Au général Leclerc qui un jour lui avait demandé pourquoi il n’avait pas demandé la nationalité française vu tout ce qu’il avait fait pour la France, Jesus Abenza avaot répondu : "Mon général, ce que j’ai fait, je ne l’ai pas fait pour la France : je l’ai fait pour la liberté du monde. Vous êtes français et aimez votre patrie pour laquelle vous donneriez votre vie. Moi je suis né en Espagne, et avant tout, j’aime la terre qui m’a vu naître".

P.S. :

Sources : Notes D. Dupuy // F. Montseny "Passion y muerte de los españoles en Francia", Ed. Espoir, Toulouse, 1969 (Témoignage de J. Abenza) // Bulletin du CIRA, Marseille, n°29/30, 1989 (Les anarchistes espagnols dans la tourmente) // M. Iñiguez "Enciclopedia...", op. cit. // Cenit, 6 septembre 1991 ("Los Olvidados")//,


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