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Dictionnaire international des militants anarchistes
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GUNSCHER, Rodolfo « RUDI », « Bixio SORBI » ; “Jean HERLAY”
Né à Trieste le 29 décembre 1902 – mort le 1er mars 1938 - Ouvrier mécanicien -USI – Trieste – Lugano (Suisse) – Paris – Barcelone (Catalogne)
Article mis en ligne le 2 novembre 2007
Dernière modification le 1er janvier 2020

par R.D.
Rodolfo Gunscher

Rodolfo Gunscher s’était d’abord inscrit au PCI dont il était exclu en 1921 pour « indiscipline ». Il adhérait alors au mouvement libertaire. Duffuseur des journaux Fede et Libero Accordo, il organisait également avec Nicola Modugno et Alibrando Giovannetti une section locale de l’Union syndicale italienne (USI) chez les pêcheurs. Il parvenait à attirer aux idées libertaires plusieurs groupes de jeunes communistes. En 1925, après une brève période passée à l’USI de Milan, il revenait à Trieste où, encouragé par Ludovio Blokar (dont on découvrira plus tard qu’il était un indicateur de la police fasciste), il tentait de former le groupe spécifique d’action Fiamme Libere. En novembre 1925 il fut l’un des premiers militants de Trieste à être condamné à cinq ans d’isolement et envoyé au confinat d’abord de Favignana, puis Ustica et Lipari.

A sa libération le 26 novembre 1931, il restait un mois à Trieste avant d’émigrer clandestinement en février 1932 en Suisse, à Lugano où il fréquentait le compagnon Assunto Zamboni suspecté par les autorités de préparer des attentats contre Mussolini. Il travaillait alors comme traducteur pour une agence de tourisme. En octobre 1932 il démasquait une agent de la police politique (OVRA) et organisait des manifestations contre un journal italien du Tessin favorable au régime fasciste. Accusé de préparer un attentat contre un ministre fasciste, il était expulsé le 5 avril 1933 de Suisse avec le républicain Randolfo Pacciardi .

Au printemps 1933 il était à Paris où il travaillait dauns une verrerie et participait avec Umberto Tommasini et les frères Gilioli, auxquels il était très lié, aux activités de l’exil et se montrait partisan de la collaboration avec les autres forces antifascistes dont le mouvement Giustizia e Liberta. Le 14 mars 1935, suspecté de préparer un attentat contre le consul italien de Paris, il était expulsé. En avril 1935, sous la fausse identité de Bixio Sorbi, il était arrêté avec sa compagne Ida Caroni(née à Milan le 11 mai 1905) à Tunis, renvoyé à Marseille puis expulsé de France. Sous la fausse identité de Jean Herlay, il résidait alors à Paris où il particpait à plusieurs réunions organisées par C. Berneri et Umberto Marzocchi dont, les 1-2 novembre 1935, au congrès anarchiste italien tenu à Sartrouville.

Les 20 et 21 juin 1936 il avait participé avec entre autres A. Perissino, R. Gilioli, T. Rasi, U. Marzocchi et C. Berneri à la conférence internationale pour le droit d’asile organisée à Paris par le centre de liaison des comités pour le statut des immigrés ; à cette conférence les délégués des organisations d’exilés et notamment les libertaires, n’avaient eu que le statut d’observateurs sans possibilité d’intervenir dans les débats. En réponse ils avaient alors tenu le 26 juin un meeting salle Lancry présidé par Albert Cané secrétaire du comité CGT du droit d’asile et Sébastien Faure

Malgré des problèmes de santé, il partait comme volontaire en Espagne à la fin juillet 1936. Mitrailleur dans la section italienne de la Colonne Ascaso, il participait à plusieurs combats sur le front d’Aragon en particulier au Monte Pelato. Après la dissolution de la section italienne, il fut membre du Bataillon Matteotti où il sera nommé capitaine de trois centuries dans la zone du Vallés oriental (Catalogne). La maladie respiratoire dont il souffrait s’était considérablement aggravée et, le 1er mars 1938, il décédait à Barcelone d’une pneumonie.


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