Dora Ris était la compagne d’André Prudhommeaux depuis 1926 ; ils se marièrent le 6 octobre 1928 et eurent deux filles, Jenny (1939-2024), et Michèle (1940-2026). Elle gérait avec André la Librairie ouvrière, 67 bd de Belleville, Paris XXe, et participa à plusieurs de ses publications qu’elle co-signa. C’est toujours elle qui traduisait de l’allemand, André se refusant à apprendre cette langue. Ils voyagèrent notamment en Allemagne en 1930 et 1934.
Elle alla sans doute avec André en (…)
Y’en a pas un·e sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécuté·e·s, embastillé·e·s, goulagisé·e·s et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.
Dernières biographies
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RIS Dorothea, Esther (dite Dora ou Dori, épouse PRUDHOMMEAUX)
Née le 8 novembre 1907 à Lindau (canton de Zurich, Suisse), morte le 23 septembre 1988 à Versailles.
22 août, par Marianne Enckell -
PIDOUX, Jeanne
Née le 24 août 1896 à Mollens (canton de Vaud, Suisse), morte vers 1950 en Italie ; comptable
22 août, par Gianpiero Bottinelli, Marianne EnckellEn 1916, Jeanne Pidoux habitait chez ses parents à Coppet (son père y était instituteur) et travaillait comme comptable à Genève chez Tapis Chavan. Elle fut repérée par la police en novembre 1916, qui lui attribua divers « amis » anarchistes, Valtolini, Vaskoff, Meazza, Matteuzzi : « toujours vêtue de noir, sans aucune élégance, elle porte un béret genre chasseur alpin, rejeté en arrière » et une fleur rouge au corsage.
En janvier 1917, la police déclara qu’elle devait recevoir de Zurich (…) -
MIKHAÏLO Marie-Christine, née SÖDERHJELM, épouse ENCKELL puis MIKHAÏLOV
Née le 11 octobre 1916 à Helsinki (Finlande, alors grand-duché de Russie), morte le 8 novembre 2004 à Lausanne (Suisse). Animatrice du Centre international de recherches sur l’anarchisme à Genève et Lausanne.
22 août, par Marianne EnckellDivorcée avec cinq enfants, Marie-Christine Enckell dirigeait en 1956 une pension pour étudiants à Lausanne, dans une maison de famille. Par sa tante Lise Ceresole, militante pacifiste, elle fit à cette époque la connaissance d’objecteurs de conscience italiens que celle-ci hébergeait, en particulier Pietro Ferrua, qui allait fonder la bibliothèque du CIRA (le Centre international de recherches sur l’anarchisme) à Genève en 1957. Elle hébergea à son tour des insoumis français et des (…)
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LAFFRANQUE, Marie
Née le 28 novembre 1921 à Saint-Marcet (Haute-Garonne), morte le 13 juillet 2006 à Toulouse. Linguiste, philosophe, chercheuse au CNRS.
20 août, par André Bernard, Marianne EnckellMarie Laffranque vécut à Toulouse depuis 1925. Dans sa famille, il y eut des bergers, des paysans et des ouvriers pauvres des trois zones linguistiques du Sud-Ouest. Quelques soldats de métier à chaque génération, dont celle de « la guerre d’Algérie ». Deux proches épousent, sur place, des « Françaises d’Algérie ». Parents athées et enseignants agissant sans étiquette (ils avaient 21 et 22 ans en 1914).
Elle entreprit une thèse sur Federico Garcia Lorca, et se rendit en 1952 à Grenade pour (…) -
KÉPÈS, Suzanne, née Broydo (ou Broido)
Née le 12 août 1918 et morte le 24 mai 2005 à Paris ; médecin, féministe.
20 août, par Marianne EnckellD’une famille de brocanteurs originaire de Lithuanie, Suzanne Broydo fit de brillantes études, au cours desquelles elle rencontra Marie-Louise Berneri qui lui fit connaître des compagnons anarchistes. Elle fit partie de la rédaction de la revue Révision en 1938 et garda des amitiés, notamment avec Vernon Richards, veuf de Marie-Louise.
Par la suite, elle fut médecin du travail puis une des pionnières du Mouvement français pour le planning familial, et enfin gynécologue. -
MOULIN
Anarchiste de Cavaillon (Vaucluse)
19 août, par Bertrand ThierryLe 6 novembre 1898, à la salle du Casino-Théâtre de Cavaillon, Moulin était le président du bureau lors de la conférence de Chaumel, Léon, Maurice.
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GARDEBLED, Raymond, dit Trompe-la-mort, dit Georges dans la Résistance
Né le 24 mars 1909 à Rosario de Santa Fé (Argentine), mort le 4 mai 2017 à Paris ; employé quincailler puis chauffeur ; volontaire en Espagne ; résistant.
19 août, par Marianne EnckellFils d’Émile Gardebled, militaire puis indépendant, et de Marie Barras, coloriste chez Pathé, Raymond Gardebled naquit en Argentine où ses parents avaient émigré en 1907. La famille revint en 1911 et se fixa à Paris. Après le certificat d’études, Raymond fit un apprentissage de quincailler, tout en pratiquant intensément la marche sportive. Appelé à l’armée, il parvint à se faire réformer définitivement après un mois.
Les manifestations pour Sacco et Vanzetti, puis les mouvements (…) -
GALLISSAIRES, Pierre
Né en 1932 à Talence (Gironde), mort le 10 août 2020 à l’hôpital de Toulouse. Poète, traducteur, éditeur.
19 août, par Marianne EnckellÉlève de Jean Barrué au lycée, Pierre Gallissaires préféra clairement les valeurs anarchistes de ce dernier à son enseignement des mathématiques. Et c’est aussi Barrué qui lui donna le goût de l’allemand.
Pour échapper à la guerre d’Algérie, il vécut plusieurs années au Maroc. De retour en France, après une licence en lettres, Pierre Gallissaires se lança dans la traduction en s’attaquant à rien moins que L’Unique de Max Stirner. Puis, vers 1972, il alla s’installer à Hambourg auprès des (…) -
FROIDEVAUX, Michel
Né le 19 novembre 1951 à Lausanne, mort le 1er novembre 2020 dans la région lausannoise. Historien, galeriste, éditeur libertaire.
19 août, par Marianne EnckellMichel Froidevaux, après des études de sciences politiques, passa six mois en prison pour objection de conscience. Il fut ensuite le rédacteur du mensuel pacifiste et antimilitariste Le Rebrousse-Poil, paru à Lausanne de 1978 à 1985, qui prenait la suite de Combat non-violent (1972-1977), et le transforma en un journal ouvert à différentes tendances libertaires, généreusement illustré et impertinent. En parallèle, il s’était engagé dans une thèse de sciences politiques sur Les avatars de (…)
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FAVRE, Joseph
Né le 22 février 1849 aux Prasses-sur-Vex (Valais, Suisse), mort le 17 février 1903 à Boulogne-sur-Seine (aujourd’hui Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine). Cuisinier, membre de la Fédération jurassienne puis socialiste proche de Benoît Malon.
18 août, par Marianne EnckellOrphelin très tôt, Joseph Favre commença à travailler dans un restaurant puis devint un chef connu. Il travailla d’abord à Sion, Genève, Paris, Londres, Hambourg, etc., puis s’engagea dans l’armée de Garibaldi.
En 1872, il résidait à Martigny (Valais, Suisse) où il fonda en novembre une section de la Fédération jurassienne. Le 3 avril 1873, il comparut devant le tribunal de Martigny-Bourg comme perturbateur de l’ordre et de la paix publique.
Jusqu’en 1879 il exerça comme cuisinier en (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)