Dictionnaire international des militants anarchistes
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VIVANCOS, Eduardo
Né à Barcelone le 19 septembre 1920 - mort le 30 décembre 2020 - FIJL - CNT – Espagne – Drancy (Seine-Saint-Denis) – Toronto (Canada)
Article mis en ligne le 21 juillet 2014
dernière modification le 14 septembre 2023

par ps
Eduardo Vivancos

Fils de Domingo Vivancos, Eduardo Vivancos avait appris à lire dans le journal Solidaridad obrera. À l’âge de 14 ans, il avait commencé à travailler et à étudier l’après-midi à l’École de travail de Barcelone, où il avait rejoint la Fédération ibérique des jeunesse libertaire (FIJL) et la FECL (Fédération étudiante de la conscience libre). En 1935, il avait adhéré de la Confédération nationale du travail.

En septembre 1936, en pleine atmosphère révolutionnaire pendant la guerre civile, il avait commencé à apprend l’espéranto dans un cours organisé à l’Athénée encyclopédique populaire, qui sera tout au long de sa vie un stimulant et un outil très utile dans son travail de libertaire et d’internationaliste…
En 1937, il commença à étudier à l’Instituto Obrero de Barcelone, puis mentit sur son âge pour pouvoir s’intégrer dans la 26e Division (Colonne Durruti) sans que sa famille le sache.

Exilé en France avec son père lors de la Retirada en février 1939 il fut interné dans divers camps -Vernet d’Ariège, Argelès, Bram, Agde et autres - où il intensifia ses contacts avec les réfugiés de la CNT et son travail pour l’espéranto. Il fut notamment en contact avec Jaume Grau Casas, membre de l’Académie d’espéranto et rédacteur en chef du Kataluna Antologio (une anthologie de la littérature catalane traduite en espéranto).,

il était en 1946 le responsable du bulletin espérantiste libertaire La Niga Flago dont Paul Camus était le trésorier. Il était également le responsable de la revue espérantiste Senstatano (n°1, 15 avril 1946) éditée en espéranto par la Commission provisoire de l’Internationale de la jeunesse anarchiste. En 1948 il était membre de la FL-CNT de Drancy et au printemps 1948 avait été nommé avec J. Olear, S. Fusté, V. Rodrigo et A. Tuduri membre de la commission provisoire de la Laborista esperantista asocio (LEA, association ouvrière espérantiste). Il entra en contact avec des libertaires espérantistes de nombreux pays, parmi lesquels il convient de mentionner Eugenio Lanti, le leader de Sennacieca Asocio Tutmonda (SAT), l’association des travailleurs de l’espéranto.

En 1954, Vivancos avait émigré au Canada avec sa famille. A Toronto, il rejoignit l’ADEC (Association Démocratique Canadienne Espagnole) qui mena pendant de nombreuses années des actions contre le régime franquiste. Ainsi, des conférences furent organisées auxquelles participèrenr entre autres, Federica Montseny et Enrique Tierno Galván. En 1968, dans le cadre de la campagne internationale de boycott du franquisme, il s’opposa avec véhémence à la célébration à Madrid du Congrès universel d’espéranto, qui nomma même Franco protecteur honoraire.

Vivancos n’est retourné en Espagne pour la première fois qu’en 1976, mais a continué à vivre au Canada, entretenant des contacts avec d’anciens membres de la CNT et des libertaires en général d’Espagne, d’Amérique du Nord et d’autres pays. Déjà aveugle, il a passé ses dernières années dans une résidence de Toronto, d’où il a été actif auprès de plusieurs de ces contacts, ainsi qu’avec sa sœur Juliette et sa nièce Sylvie, également actives dans le mouvement libertaire et espérantiste à Paris.

Eduardo Vivancos est décédé à Toronto le 30 décembre 2020.


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