Dans les années 1910, Juan Gallego Crespo militait en Andalousie, dans les provinces de Córdoba et de Séville. En 1911, il résidait à Bujalance où il avait l’intention de fonder une école rationnaliste mais d’où il avait du fuir après avoir distribué de la propagande antimilitariste dans les casernes. Il fut arrêté à Séville lors de la grève générale de septembre 1911. En 1912, il participait avec le socialiste Palomino à des meetings en faveur des prisonniers politiques. En 1913, il était à Córdoba avec Francisco Gonzalez Sola où il subsistait de travaux photographiques et avait une importante action de propagation de l’anarchisme dans la région. En 1915, il fondait le groupe anarchiste « Los Iconoclastes » et défendait à l’époque la cause des alliés dans la première guerre mondiale. L’année suivante il représentait les cordonniers lors de réunions avec les socialistes à Séville.
En 1918, il fondait à Séville le journal Acción Solidaria (1918-1919) organe de la Fédération ouvrière de la régionale andalouse et en mai était le délégué du syndicat de métiers divers de Séville au congrès régional andalou de la CNT. Il participait cette même année à une tournée de propagande dans toute l’Andalousie occidentale avec Salvador Segui et Sebastian Oliva. En 1919, il avait assisté au congrès de la Fédération natioanle des agriculteurs et ouvriers agricoles (FNA) à Valence où il avait fixé sa résidence et où il était un des rédacteurs de Solidaridad obrera (València) et participait en décembre comme délégué au Congrès de la CNT à Madrid.
Les 25-26 juillet 1927, il participait au congrès de fondation de la Fédération anarchiste Ibérique (FAI) à Valence. Le 19 janvier 1931, il participait au meeting de cloture du plenum de la FAI.
Il avait pour compagne Eustaquia Santiesteban Molina dont il aura huit enfants (Acracio, Justo, Julio, Aurora, Helios, Camelai, Rosa et Palmira).
Il semble qu’il ait été ensuite très actif dans la région de Madrid où il travailla à l’institut du cancer. En 1935, il était membre de la rédaction de la revue Etica (Valence, 1935-1936).
En 1938, il était le secrétaire du Comité régional du Centre de la CNT et représentait l’organisation dans diverses réunions avec les comités du mouvement libertaire. Il était également membre du sous secrétariat à la santé et exerçait comme médecin aux services mobiles d’épidémiologie.
À la fin de la guerre civile il était interné au camp d’Albatera, dont il parvenait rapidement à s’évader pour gagner la France où le 18 mars 1939, il figurait sur une liste de 29 anarchistes espagnols autorisés à résider à Paris ou dans le départemernt de la Seine pour une durée de un mois à trois ans.
En mars 1939, il était membre du Conseil général du MLE en exil aux cotés de Mariano R. Vazquez, G. Esgleas, H. Martinez Prieto, Pedro Herrera, Germinal de Souza, S. Aliaga, Rafael Iñigo, Fidel Miro, Francisco Isgleas, Valerio Mas Casas, Roberto Alfonso et Juan García Oliver. Il vivait à l’époque à Ferté. Juan Gallego Crespo immigrait ensuite au Mexique où il arrivait à Veracruz le 22 mai 1942 avec sa compagne et trois de leurs filles.
En 1946, il se prononçait en faveur des positions de la CNT de l’intérieur et en 1947 appartenait à l’Agrupación CNT de Mejico favorable aux thèses collaborationnistes.
Le 11 octobre 1955, il fut l’un des signataires d’une adresse au secrétaire général de l’ONU demandant que l’Espagne de Franco ne soit pas admise au sein der l’organisation internationale.
Dans les années 1960, il continuait de militer à Mexico où il est décédé le 14 avril 1974 à l’Hôpital espagnol.
Juan Gallego Crespo a collaboré à de très nombreux titres de la presse libertaire espagnole dont : Acción Libertaria, Boletín de la Agrupación de militantes de CNT (Mexico), El Luchador, Fructidor (Mahon), Nueva Senda, Prometeo, La Protesta (Buenos Aires), La Revista blanca (surtout entre 1924-1935), Fragua Social (València) dont il fut rédacteur.
ŒUVRE : — La Aurora (La Novela ideal, 1931). — Sintesis de la acción sanitaria del centro (Barcelone, 1937).
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)