Fils d’un bucheron, J. Baillot avait dû quitter l’école en 1908 pour travailler comme commis dans une ferme des environs d’Aunay-en-Bazois (Morvan), époque qu’il évoqua dans Le Libertaire du 2 septembre 1924 (« Souvenirs du jeune âge »). En 1913, il travaillait sur une batteuse roulante et fut victime en aout d’un accident où il se cassa la jambe : « je demeurai près de trois mois au lit et ne pus reprendre le travail qu’au bout de quatre mois. Eh bien ! Malgré tous mes efforts et ceux de mon père, malgré toutes nos démarches, nous ne pûmmes toucher un sou » (cf. Le Libertaire, 3 septembre 1924), la loi de 1898 sur les accidents du travail ne s’appliquant pas aux ouvriers agricoles.
J. Baillot fut à partir de juin 1924 membre de la rédaction du Libertaire quotidien (Paris, 18 décembre 1923-26 mars 1925) où il écrivit plusieurs articles sur les dures conditions des ouvriers agricoles. Il avait activement participé à la campagne antiparlementaire lors des élections de mai 1924. Il était membre de la minorité syndicaliste et du Comité de Dédense syndicaliste de Saint-Denis. Il collabora dans les années suivantes au Combat syndicaliste organe de la CGTSR.
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)