Dictionnaire international des militants anarchistes
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Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

DEMEURE, Fleury

Né à Roche-la-Molière (Loire), le 25 septembre 1853 — mort le 17 juillet 1914 — Ouvrier boulonnier et forgeur de limes — CGT — Chambon Feugerolles (Loire)
Article mis en ligne le 26 février 2012
dernière modification le 23 juillet 2024

par R.D.

En 1901, Fleury Demeure participa à la fusion des trois syndicats des boulonniers, des ouvriers en limes et des métallurgistes du Chambon-Feugerolles (Loire) en un seul syndicat de la métallurgie dont il devint le vice-président. Par la suite, il fut un de ses principaux militants, assurant sa présidence en 1903-1904, 1909-1910 et 1912-1913.

En 1901, il avait été le négociateur ouvrier dans le conflit des usines Palle ; surtout, il fut le principal organisateur de la grande grève générale de 1910 animée par Jean-Marie Tyr. À partir de 1912, il eut la tâche ingrate de reconstituer et d’assurer la continuité d’un syndicat brisé par le long lock-out de 1911, et paralysé par la répression policière et patronale qui avaient suivi.

Sans adhérer lui-même aux milieux libertaires si puissants dans la métallurgie de la Loire, il participa à leurs côtés à la lutte antimilitariste, à la campagne contre les bagnes militaires notamment ; en février 1912, il présidait au Chambon un meeting de plusieurs centaines de personnes en faveur du soldat Émile Rousset condamné à 20 ans de travaux forcés pour avoir dénoncé l’assassinat au camp de discipline de Djenan-el-Dar (Algérie) d’Albert Aernoult.

Fleury Demeure est mort au Chambon-Feugerolles (Loire), le 17 juillet 1914.