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NOVERRAZ, Gustave
Né le 8 décembre 1881 à Cully (Canton de Vaud) – mort le 2 février 1926 - Typographe – Lausanne & Genève (Suisse)
Article mis en ligne le 14 juin 2013
dernière modification le 7 septembre 2023

par Gianpiero Bottinelli, Marianne Enckell, ps

Gustave Noverraz avait obtenu son diplôme de typographe en septembre 1901 à Lausanne. Après une année passée en France où il avait rencontré James Guillaume, Gustave Noverraz était rentré en Suisse en 1906 et collabora alors à La Voix du peuple (Lausanne-Genève, 1906-1914). En 1907 il était typographe à l’imprimerie communiste à Pully, créée pour imprimer l’hebdomadiare, et était le secrétaire de l’Union ouvrière de Lausanne.

Après la grève générale de 1907 dans le canton de Vaud, il fut condamné avec Alfred Amiguet à une peine 20 jours de prison suite à une réunion tenue à Vevey. Lors du procès en novembre il ne nia pas avoir déclaré « que, à l’exemple de Guillaume Tell, les ouvriers devaient se débarasser des tyrans ».

En mars 1908, avec Henri baud et Adhémar Schwitzguébel, il se rendit à Zürich pour discuter avec Fritz Brupbacher d’un projet de publication commune à partir du 1er mai du journal Der Syndicalist, publié par les syndicats de Suisse romande et de Suisse allemande, projet qui finalement ne put aboutir. Le 1er mai 1908 il fut avec Baud et Giovanni Devincenti l’un des orateurs à la la réunion de la Maison du peuple de Lausanne sur le thème du « Premier mai et le syndicalisme ». En octobre 1909, avec Wintsch et Devincenti il fut l’un des orateurs au meeting de protestation contre l’exécution en Espagne de Francisco Ferrer.

Inscrit sur les listes noires patronales et ne trouvant plus de travail, il quitta alors Lausanne pour Genève où il reprit l’imprimerie communiste.

En 1918 il fut impliqué avec notamment L. Bertoni, dans l’affaire dite des bombes de Zürich et détenu en préventive, avant d’être acquitté en juin 1919 comme la plupart des accusés. Lors de ce procès où il avait pris la défense de Bertoni affirmant qu’il ne mentait « jamais, tou le monde vous le dira, aussi bien les riches que les pauvres », il avait également déclaré : « L’anarchie, je l’ai aimée comme on aime une jeune femme ; et vous devez savoir, Monsieur le président, que quand on a aimé une femme jeune, on s’en rappelle toujours ».

Continuant son engagement dans les luttes syndicales, il fut ensuite nommé responsable de la Société typographique de Genève.

Gustave Noverraz est décédé le 2 février 1926.

Sa compagne Cécile Novarraz avait participé au journal Les Tablettes de Claude Le Maguet depuis sa fondation en 1916.


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