Réfugié en France, Fullola était en 1943 le responsable de la CNT clandestine à Saint-Girons. Il fut à l’origine avec Eduardo Viscaya Del Rio de réunions où se constitua le futur maquis cénétiste Bidon 5 (Bataillon Del Rio) qui participa à l‘été 1944 aux combats de la Libération.
Il s’agit vraisemblablement du compagnon Antonio Fullola Callizo, né vers 1915 à Mequinenza (Saragosse) et militant de la CNT. Passé en France lors d la Retirada, il avait ensuite vécu à Tarrascon sur Ariège, puis (…)
Y’en a pas un·e sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécuté·e·s, embastillé·e·s, goulagisé·e·s et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.
Dernières biographies
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FULLOLA
CN T — Espagne — Saint-Girons (Ariège)
9 juin 2024, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025] -
FREIXAS MORENO, Juan
Né à Barcelone en 1910 — Débardeur — CNT — Gérone (Catalogne) — France
9 juin 2024, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Militant de la CNT, Juan freixas Moreno était débardeur à San Pedro Pescador (Gérone). En 1933, il avait été arrêté et emprisonné pour avoir tiré sur un patron. Il fut ensuite vice-président de la Mutualité de San Pedro Pescador qui en 1936 adhéra à la CNT. Lors du coup d’État franquiste de juillet 1936, il fut le secrétaire du comité de grève du port. Puis, responsable de la collectivisation du port, il fut nommé secrétaire du syndicat CNT des transports de Barcelone et, en novembre 1936, (…)
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FRANCES GONZALVA, Guillermo
Né le 10 février 1909 à Saragosse — Manœuvre — Aragon — Tarbes (Hautes-Pyrénées)
9 juin 2024, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Emigré en France, Guillermo Frances Gonzalva résidait au début des années 1930 au 28 rue des Carmes à Tarbes. Marié et père de 3 enfants, il manifestait, selon la police, « avec une certaine prudence ses idées anarchistes », mais fréquentait régulièrement les réunions anarchistes et communistes. La police le signalait également comme un « Lecteur assidu de l’Humanité » et au printemps 1935 le maintenait dans une liste d’anarchistes à surveiller. Il participait notamment aux réunions du (…)
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DESVAUX, Renée
Née le 24 février 1912 à Paris — morte le 22 novembre 1989 — Secrétaire — UA — FA — FCL — FUAJ — Paris — Nice (Alpes-Maritimes) — Pyrénées-Orientales
7 juin 2024, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Pupille de la nation, Renée Delvaux fréquentait depuis les années 1930 les milieux ajiistes. C’est là qu’elle rencontra en 1934 à Bois-d’Arcy Madeleine Bossière lors de randonnées à vélo. Pendant l’Occupation elle participa à la Résistance dans plusieurs réseaux, notamment celui des « camarades de route ». Après la guerre elle était devenue la compagne de José Salamé (voir ce nom) avec lequel elle allait animer les auberges de de Nice et de Cannes adhérentes à la Fédération unie des auberges (…)
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GOMES MATOS, Manuel
Né à Porto le 8 novembre 1909 — mort le 22 avril 1993 — Ouvrier métallurgiste — UAP — FIJL — CGT (P) CNT — Porto — Gijon (Asturies)
7 juin 2024, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Fils d’un marin, Manuel Gomes Matos avait étudié à l’école primaire puis dans une école industrielle où il avait eu ses premiers contacts avec des militants anarchistes Devenu ouvrier métallurgiste, il avait adhéré au syndicat des métallurgistes et aux groupes anarchistes Aurora et Vanguardia operaria. En 1927, il avait été l’un des fondateurs de l’école et bibliothèque pour adultes du quartier de Foz. L’année suivante pour échapper au service militaire, il était passé en Galice en Espagne, (…)
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ALMEIDA, Sebastiao de
Né le 27 février 1908 à Barreiro — mort le 15 mars 1993 — Docker — UAP — CGt (P) — Barreiro & Almada Portugal
7 juin 2024, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Né dans une famille pauvre, Sebastiao de Almeida, après avoir fréquenté l’école élémentaire, avait commencé à travailler dès l’âge de 14 ans. Il avait été emprisonné pour la première fois à l’âge de 17 ans pour avoir participé à un mouvement pour une augmentation de salaire. Il avait alors intégré le mouvement libertaire où il allait rencontrer les principaux militants des dernières années de la Première République et le syndicat des dockers. Sa participation au mouvement insurrectionnel du (…)
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LARTIGUE, Alexis
Saint-Denis
7 juin 2024, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]En 1892 Alexis Lartigue résidait 20 rue Samson à Saint-Denis. Ouvrier à l’usine Christofle, il avait fait partie le 4 mars 1894 de la soixantaine d’ouvriers qui s’étaient opposés aux gendarmes venus arrêter à l’usine le compagnon Auguste Heurteaux. Le 21 mars 1894, Auguste Heurteaux comparaissait en police correctionnelle avec Cyprien Gavot, Alexis Lartigue, Arthur Maigret, Eugène Thibivilliers, François Carré, pour outrages et rébellion. Heurteaux fut condamné à 6 mois de prison, le (…)
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CARRÉ, François
Saint-Denis
7 juin 2024, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Le 4 mars 1894, avec une soixantaine d’ouvriers de l’usine Christofle de Saint-Denis, François Carré avait participé aux échauffourées avec les gendarmes venus arrêter le compagnon Heurteaux. Le 21 mars 1894, Auguste Heurteaux comparaissait en police correctionnelle avec Cyprien Gavot, Alexis Lartigue, Arthur Maigret, Eugène Thibivilliers, François Carré, pour outrages et rébellion. Heurteaux fut condamné à 6 mois de prison, le tribunal avait acquitté Gavot, mais condamné Lartigue à 25 (…)
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CARRÉ, Émile
FCA — Paris
7 juin 2024, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025]Au début des années 1910 Émile Carré était avec E. Duté et Georget l’un des responsables du groupe des « Amis du Libertaire ». Il était également membre de la Jeunesse anarchiste dont le secrétaire était Allain et était adhérente à la FCA. En 1912, il fut poursuivi à la suite de la parution d’un article intitulé « Bandits » et signé R. Harat [H. Cachet].
S’agit-il du Émile Carré, demeurant 166 rue Nationale, qui à l’été 1919, dans les colonnes du Libertaire, appelait « anarchistes, (…) -
THIBIVILLIERS, Eugène Edmond
Né le 7 juin 1870 à Puiseux-le-Hauberger (Oise) ; mort le 3 mars 1914 à Paris (20e) — Polisseur de métaux — Saint-Denis
7 juin 2024, par Daniel “Rolf” Dupuy [1946-2025], Dominique PetitLe 26 novembre 1892, l’adresse d’Eugène Thibivilliers était répertoriée par la 2e brigade de recherches de la préfecture de police. Il habitait 10 route d’Aubervilliers à Saint-Denis. Il était noté « anarchiste militant ». Eugène Thibivilliers figurait sur l’état récapitulatif des anarchistes au 26 décembre 1893, son adresse était inconnue. En 1894, il travaillait à l’usine Christofle où le 4 mars lorsque les gendarmes étaient venus arrêter le compagnon Auguste Heurteaux, il avait fait (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)