Dictionnaire international des militants anarchistes
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SIMON, Antonin, Elie
Né le 3 juillet 1906 à Collobrières (Var) - Ouvrier métallurgiste ; artisan plombier - UA - Toulon (Var)
Article mis en ligne le 16 août 2015
dernière modification le 14 septembre 2023

par ps

Demeurant 54 Chemin de la Loubière, Antonin Simon figurait en 1935 sur l’État des anarchistes du Var. Toutefois, selon la police, il avait cessé d’appartenir au groupe anarchiste au milieu des années 1920, lors de la scission entre partisans de la synthèse anarchiste et plateformistes. Toutefois le 15 janvier 1929 il présidait la conférence de Loreal et Odéon du Comité de défense du droit d’asile, puis en août 1929, il présidait, au nom de l’Union anarchiste (UA), un meeting du Comité de défense sociale (CDS) en faveur de la grâce de Louis Paul Vial (voir ce nom) et en 1930 il était de nouveau signalé comme étant le secrétaire du groupe « La Jeunesse libre » et président de diverses réunions et conférences, notamment anticléricales et de Sébastien Faure. Il travaillait alors comme artisan plombier et résidait 54 Chemin de la Loubière. Il était également l’un des initiateurs du groupe local des « Amis de la Patrie humaine ».

Marié à Lucienne Rubod, il était le père de trois enfants. Selon la police, il se serait fait stériliser au début des années 1930.

A l’été 1937, il était le gardien de la propriété « Villa de la mer » au quartier port Magaud où il s’était installé avec sa femme, sa maîtresse Hélène Gauthier (née à Abbeville en 1902) et le compagnon Yvon Pau [Jacques Laurent] du groupe « La Jeunesse libre ». La propriété servit à plusieurs reprises de lieu de réunions.

Selon la police, dans la nuit du 21 au 22 juillet 1937, deux camions y avaient déchargé une certaine quantité de marchandise qui avait ensuite été embarquée à bord d’un bateau à moteur. La police, sans pouvoir le prouver, suspecta une affaire de contrebande ou de trafic d’armes à destination de l’Espagne. Aucun des suspects ne put être interrogé, tous ayant disparu depuis le 28 juillet : Antonin Simon, qui aurait « omis » de payer 80.000 francs à des fournisseurs de l’affaire de chauffage central montée à Toulon au 9 rue Denfert-Rochereau, serait parti pour l’Espagne ou la Suisse avec Hélène Gauthier et le militant argentin Amador Torre. Sa femme serait parti pour Annecy chez une certaine Joséphine Fontaine, parente semble-t-il de Yvon Pau qui lui avait disparu sans laisser de traces.


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