Dictionnaire international des militants anarchistes
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HETTISCH, Eugène
Né le 6 janvier 1877 à Paris XX – mort le 1er août 1898 - Ebéniste ; cocher – Paris
Article mis en ligne le 3 juillet 2018
dernière modification le 27 octobre 2023

par R.D.
Eugène Hettisch

Fin décembre 1893, Eugène Hettisch (parfois orthographié Hettich et Hettig), qui en novembre-décembre avait demeuré dans un garni 11-13 rue des Vignoles (XXe) avait été signalé comme militant anarchiste, tout comme Guillaume Springer, Henri Smogglie et Nicolas Kieffer qui avaient résidé à la même adresse entre août et décembre. Selon la pollice ils auraient été tous en contact avec Jean Merigeau qui venait d’être arrêté suite à l’attentat de Vaillant.

Fiché comme anarchiste en mars 1894, il demeurait alors chez ses parents au 29 rue d’Avron. Le 16 mars, en vertu d’un mandat d’amener pour « association de malfaiteurs », il fut arrêté et l’objet d’une perquisition infructueuse. Il nia être anarchiste, répudiant les théories de ce parti et affirma ne pas connaître d’anarchistes, notamment Merigeau, ou alors à son insu. Il bénéficia d’un non-lieu en juin suivant mais fut dès lors soumis à une surveillance journalière.

Début septembre 1894 il fut interpellé pour « scandales et insultes sur la voie publique » avant d’être relâché quelques heures plus tard.

Le 9 janvier 1895, il s’était présenté au recrutement pour passer la visite médicale et contracter un engagement. Il fut refusé pour « varices ».

En 1896 son frère, ancien employé de chemin de fer qui travaillait alors chez un ébéniste, avait été dénoncé par la femme d’un ouvrier travaillant dans le même atelier, comme pouvant avoir les mêmes idées que son frère et comme voyageant gratuitement sur les lignes de la Ceinture grâce à une casquette d’ordonnance de la compagnie qu’il avait conservé.

Début juin 1896 Eugène Hettisch avait été admis à l’hôpital Saint-Antoine dont il sortit le 4 juillet suivant. Le 18 septembre 1897 il fut de nouveau admis à l’hôpital Tenon avant de retourner chez ses parents début octobre. Pendant son séjour à l’hôpital il avait été, semble-t-il, dénoncé par un autre malade pour avoir fait « l’apologie de l’anarchie » et avoir qualifié de « martyrs » Vaillant et Émile Henry.

Le 20 juin 1898 il était de nouveau admis à l’hôpital Tenon où il décédait le 1er août.


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