Dictionnaire international des militants anarchistes
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Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

CATTY, Nicolas, Pierre, François

Né le 6 décembre 1850 à Fressenville (Somme) — Mort le 6 juillet 1921 — Mécanicien serrurier — Paris — Le Pré Saint Gervais (Seine-Saint-Denis) — Belgique — Fressenville (Somme)
Article mis en ligne le 7 juillet 2024
dernière modification le 19 juillet 2024

par Dominique Petit, R.D.
Pierre Nicolas Catty

Fils dr François Catty et de Marguerite Watree, Pierre Catty figurait sur l’état des anarchistes, avec indication de leur domicile, établi le 15 juin 1891(il demeurait 27 rue Brunel), sur une liste supplémentaire n°2 d’anarchistes militants établie en avril 1892 et sur un état du 25 décembre 1892.
Catty apparaissait sur un état des anarchistes avec indication de leur domicile, établi par la 3e brigades de recherches, le 30 avril 1893. On le trouvait également sur l’état récapitulatif des anarchistes au 26 décembre 1893
Travaillant à son compte, il avait eu comme ouvrier, Decamps, qui fut condamné à cinq ans de prison à la suite d’une bagarre avec les agents, à Clichy-Levallois. Decamps était marié et père de trois enfants en bas âge, que sa condamnation laissait dans une misère noire.
Catty n’ayant jamais eu qu’à se louer des services de Decamps, son ouvrier, se sentit pris de pitié de-vant cette détresse, et il prit à sa charge la fillette de dix-sept mois, qu’il éleva.

Le 10 mars 1894, Catty, fut arrêté à son domicile, 61 Grande-Rue au Pré-Saint-Gervais, sous l’inculpation d’association de malfaiteurs et jeté en prison. Interrogé le jour même, par le juge d’instruction Meyer, qui lui fit réintégrer sa cellule et l’y oublia vingt-six jours. Le 31 mars, le juge reçut une notice individuelle, transmise par la Préfecture de police, après quoi, il voulut bien relâcher Catty le 4 avril.
A la suite de cette incarcération, Catty ne put retrouver de travail, les patrons auxquels il s’adressait le repoussant comme un paria.

Sans ouvrage, repoussé par tous après sa mise en liberté, mourant de faim, Catty trouva enfin du tra-vail à Bruxelles, chez M. Belot, 24, rue du Poinçon ; il résidait en Belgique à Molenbeek. Mais ses tribulations n’avaient pas cessé ; la police veillait,et elle le signala à la sûreté à Bruxelles, qui fit appeler Catty, et lui déclara que faisant partie de l’association des malfaiteurs français il ne pouvait rester en Belgique. Et malgré les meilleurs renseignements recueillis, le 15 septembre 1894, un commissaire de police lui remit une feuille de route, lui signifiant d’avoir à quitter le territoire belge dans les vingt-quatre heures.
Catty demeura ensuite à Paris, 27, rue Brunet. Il était marié et avait un enfant.
Catty figurait sur l’état récapitulatif des anarchistes au 31 décembre 1894. Il demeurait 4 rue du Nord à Neuilly (Hauts-de-Seine).

Le 11 avril 1906 il avait été arrêté avec 14 aitres lors d’une grève à Fressenville où la maison d’un patron avait été incendiée et des pillages commis.
Le 21 février 1909, après cinq ans de tentatives, il présenae à Fressenneville une « serrure inviolable » de son invention

A la fin de sa vie, il était divorcé et demeurait 160 rue du Président Wilson à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Il est décédé le 6 juillet 1921 à l’hôpital Beaujon de Paris.


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