Dictionnaire international des militants anarchistes
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Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

GRASSINI, Emilio "EGLI"

Né le 9 juin 1884 à San Gemignano — mort le 26 septembre 1952 — FCL — USI — Gênes (Ligurie) — Zürich (Suisse)
Article mis en ligne le 28 janvier 2013
dernière modification le 12 juillet 2024

par ps

Emilio Grassini, né dans une famille libertaire, avait été fiché comme anarchiste dès la fin 1904 et avait participé à toutes les agitations ouvrières à Gênes et notamment aux manifestations en faveur du pédagogue libertaire Francisco Ferrer, à celles contre la guerre en Lybie, à la "semaine rouge" de 1914 et à l’agitation contre l’entrée en guerre de l’Italie. En 1914 il fut arrêté pour « outrage à la force publique" et l’année suivante était recherché pour « incitation à la délinquance ». En 1916, il fut licencié pour propagande subversive et enrôlé dans le 68e régiment d’infanterie dont il déserta le 3 août 1917. Passé en Suisse il milita à Zürich jusqu’en octobre 1919 où il rentra en Italie suite à une amnistie.

En 1920 il fut l’un des organisateurs d’un groupe anarchiste à Cornigliano. Membre de l’USI il participa activement au mouvement d’occupation des usines en 1920. En avril 1923 il fut accusé d’avoir lancé une bombe et fut assigné pendant deux ans et fiché sur une liste de personnes à arrêter en certaines circonstances. Constamment objet de perquisitions et d’arrestations, il continua dés le début des années 1930 de renouer les contacts entre les anarchistes de Gênes. Son atelier de Cornigliano devint rapidement un point de contact pour tous les antifascistes et partisans de la région. En mai 1943, avec PietroPozzi il avait été le délégué de Gênes aucongrès anarchiste tenu à Florenceau domicile du compagnonAugusto Boccone et auquel avaient participé des compagnons de Florence, La Spezia, Bologne, Faenzaet Rome. En septembre 1943 il fut avecAntonio Dettori, délgué de Gênes au congrès anarchiste tenu à Florence. Dès le 9 septembre 1943 il avait formé avec notamment Francesco Ogno, Nicolas Turcinovich, Pietro Pozziet Giuseppe Verardo le premier groupe arméet futur noyaude la brigade partisane libertaire (SAP Errico Malatesta qui allait opérer dans la zone de Pegli.
Membre du Comité de Secours Rouge, il fut nommé commissaire politique de la Brigade partisane SAP Malatesta avec laquelle il participa aux combats pour la Libération. Militant de la Fédération communiste libertaire (FCL) constituée lors d’un congrès clandestin tenu à Sestri ponente en juin 1942il était également membre du Front unique des travailleurs.

Lors des combats pour la Libération, les brigades partisanes libertaires comptainet à Gênes près de 400 combattants.

En novembre 1949 il participait activement au soutien des jeunes militants qui avaient occupé le consulat espagnol de Gênes (voir Gaetano Busico) et continua de participer ensuite aux activités et au soutien financier du mouvement libertaire à Gênes jusqu’à son décès le 26 septembre 1952.


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