Dictionnaire international des militants anarchistes
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KUHN, François, Joseph
Né à Vevey (Suisse) le 13 décembre 1882 - Menuisier – Suisse – Paris
Article mis en ligne le 30 novembre 2013
dernière modification le 26 octobre 2023

par Gianpiero Bottinelli, Marianne Enckell, ps

En mars 1907, François Kuhn avait participé à la grève générale dans le canton de Vaud. Suite à des affrontements avec la gendarmerie à Vevey le 25 mars, il avait prit la fuite et était passé en France. Il fut condamné par contumace, le 8 août, à trois mois de détention pour faits de grève, injures et menaces aux gendarmes. A cette occasion, 48 autres personnes dont 9 femmes furent condamnés à des peines de quelques jours à quelques mois de prison.

De Paris, il écrivit à La Voix du peuple de Lausanne, pour dénoncer les conditions de son arrestation. Un an plus tard, on le retrouve au Groupe international cofondé par Georges Roussel où il était connu sous le surnom du "Suisse de Vevey" et demeurait 4 rue Bachelet. Le 9 avril 1908, il fut arrêté par la police à la gare de Maisons-Alfort avec Melchior Roux et Georges Roussel, en possession de dix cartouches de dynamite, trois mètres de cordon Bickford et six détonateurs. Il était en outre porteur d’exemplaires du journal Terre et liberté et prétendit lors de son interrogatoire être venu à Maison Alfort pour chercher du travail. Lors de la perquisition effectuée à son domicile, la police avait saisi 64 exemplaires de Terre et Liberté, un revolver chargé et un poignard. Il fut alors l’objet d’un arrêté d’expulsion tandis que G. Roussel était condamné à 15 jours de prison et Roux à un an.

En juin 1909, Kuhn fut arrêté à Marseille et conduit en voiture cellulaire à la frontière suisse, où l’attendait la police. Il fut amené à la prison de Vevey pour y effectuer sa condamnation de 1907. L’Union ouvrière lui adressa son soutien, la section genevoise fit même une collecte en sa faveur. La Voix du Peuple publia encore un article de lui le 10 juillet, mais l’année suivante elle avait perdu tout contact avec lui.

En septembre 1909 la police signalait son départ de Vevey en direction de la France où ordre était donné de le rechercher et de l’appréhender pour "infraction à arrêté d’expulsion". Il portait au bras droit le tatouage Ni Dieu ! Ni maître !


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