Dictionnaire international des militants anarchistes
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Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

LAPOINTE Nicolas, Céleste

Né le 19 novembre 1848 à Marbache (Meurthe-et-Moselle) — mort le 31 mars 1928) — Cordonnier — Le Havre (Seine-Maritime) — Paris — Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)
Article mis en ligne le 1er mai 2024
dernière modification le 12 juillet 2024

par Dominique Petit, R.D.

Nicolas Lapointe se maria le 23 décembre 1872 à Metz (Moselle) avec Françoise Biven.
Le 15 décembre 1873, à la naissance de son fils Louis, François, il habitait à Nancy. Le 25 mars 1884, à la naissance d’un autre fils (Georges, Emile), il demeurait rue Augustin Normand au Havre. En 1890, à la naissance de son fils Jacques, Louis, il habitait toujours au Havre.

En 1882, Lapointe travaillait à Reims chez un fabriquant de chaussures et demeurait rue des Trois Piliers. Son entreprise fit faillite et il se retrouva dans la précarité.
A la fin de l’année 1891, Paridaen, venant de la région parisienne, arriva au Havre. Il prit ses repas chez Nicolas Lapointe. La famille demeurait 42 rue Thibault.
Paridaen qui était sans argent, acheta une voiture, une tente, des tréteaux et 70 francs de marchandise. Avec Marie, la fille de Lapointe, ils se mirent à vendre des noix, des marrons et des oranges.
Du mois d’octobre au mois de décembre 1891, Louis Lapointe envoya de l’argent à son père qui cherchait un emploi à Paris. L’argent expédié par mandats, provenait probablement de vols commis par Louis. Paridaen aida la famille Lapointe lors de son déménagement vers Paris, en utilisant la voiture dont il se servait sur les marchés.
Sur un registre compilant les adresses des anarchistes, établi par la Préfecture de police, il était noté les mentions suivantes : « Lapointe Louis et Nicolas, Céleste (père et fils) : 14 rue Myrha en 1892. 13 rue du Ruisseau (3e brigade de recherches, le 28 novembre 1892). 19 passage du Poteau, décembre 1893) Dossier 3.609 »

Dans la nuit du 3 au 4 janvier 1892, Louis Lapointe et ses complice se partagèrent le butin d’un vol, en présence de Marie Lapointe qui avait été réveillée.
Le 5 janvier 1892, la famille Lapointe rejoignait le père Nicolas à Paris où il avait trouvé du travail.
Le 17 février 1892, sur commission rogatoire d’un juge d’instruction du Havre, la police perquisitionnait 14 rue Myrha, au domicile des époux Lapointe, perquisition qui amenait la découverte d’armes (coup de poing, fusil) et d’objets volés. Louis Lapointe tenta de s’enfuir, mordant et donnant des coups de poings aux policiers. Quant à sa mère, elle tenta de s’opposer à l’arrestation de son fils. La police découvrit également des exemplaires du journal La Révolte, appartenant à Nicolas Lapointe.

Le fils de Nicolas Lapointe, Louis, avait été condamné le 27 juillet 1892, à 8 ans de travaux forcés pour vol (voir Paridaen et Lepiez).

Sur une liste d’anarchistes du 18 décembre 1893, Nicolas Lapointe était noté « anarchiste militant, mêlé à l’affaire Chappuliot et Meyruels. »

Il figurait sur l’état des anarchistes au 26 décembre 1893 et demeurait 19 passage du Poteau, il était considéré comme « militant ».

Ill était perquisitionné le 1er janvier 1894 lors de la rafle suivant l’attentat de Vaillant. Une perquisition opérée par le commissaire Prélat étant infructueuse, il était laissé en liberté.

Le 1er juillet 1894, Lapointe était de nouveau perquisitionné à son domicile 5 cité Durel par le commissaire Archer qui saisissait 5 notices de l’Agence nationale (agence d’informations). Il était arrêté.

Il figurait sur l’état récapitulatif des anarchistes au 31 décembre 1894. Il demeurait passage des 4 Frères à Saint-Ouen. Sur celui du 31 décembre 1896, deux adresses étaient inscrites : 9 impasse Molin et 10 rue Buzelin. Sur l’état de 1901, il était noté « disparu ».

A la fin de sa vie, il demeurait 50 rue du Vieux Chemin à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Il est décédé à Paris le 31 mars 1928.


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