Benoit Ackermann avait été arrêté fin 1894. Accusés de faire parie d’un groupe de cambrioleurs anarchistes de Courbevoie auteurs d’une trentaine de cambriolages, E. Spannagel, Charles Pieri, Nazaire Pourcher, Victor Marceau, Benoit Ackermann et Joseph Lamoureux avaient été traduits devant la cour d’assises de la Seine le 17 juin 1895. Ackermann fut condamné le 25 juin à 10 ans de réclusion et 15 ans d’interdiction de séjour avec Cherigny, Boitel, Dupuis et Lamouroux tandis que E. Spannagel (…)
Accueil > Mots-clés > Corpus > Bagnards
Bagnards
Articles
-
ACKERMANN, Benoit, Balthasar
Courbevoie (Hauts-de-Seine) — Guyane (?)
-
BADRE-MAUGUIERE, Désiré, Isidore
Né le 21 avril 1860 à Anchamps-Rocroi (Ardennes) — mort au bagne en 1898 — Mouleur — Revin (Ardennes)
À l’école primaire de Revin (Ardennes), Désiré Badré-Mauguière avait reçu de ses camarades le surnom d’Émancipateur sans doute parce qu’il était dépositaire du journal du même nom et aussi à cause de ses idées politiques et sociales. Il se lança de bonne heure dans le mouvement socialiste révolutionnaire. Il fit partie dès le début de sa création de la chambre syndicale de Revin, devint membre du cercle d’études sociales L’Égalité et fut influencé par les idées anarchistes.
En aout 1878 (…) -
BAFFONE, Isidore “Salvator ALVAREZ” ; “Marius BERNARD”
Né le 31 juillet 1868 à Suez (Égypte) — mort le 30 octobre 1928 — Colporteur — France — Guyane
Présenté comme un militant anarchiste espagnol réfugié en France, un certain Salvador Alvarez Gamundi (né le 14 aout 1868 à Sollers), qui était alors dit comptable, avait été l’objet le 13 aout 1897 d’un arrêté d’expulsion qui lui avait été signifié à Fontainebleau le 17 aout alors qu’il pmurgeait une peine de 15 jours de prison pour vagabondage. Le 30 novembre 1899, il avait été condamné à Nîmes à 1 mois de prison pour « vagabondage », puis le 20 décembre à 8 jours à Narbonne et à (…)
-
BAUDY, Antoine, Marius
Né à Cons, commune de Grospierre (Ardèche) le 18 octobre 1875 — mort le 2 janvier 1912 — Serrurier ; menuisier — Marseille (Bouches-du-Rhône) — Guyane
La notice d’Antoine Baudy (parfois orthographié Baudry) signale « ne possède qu’une très faible instruction mais on le dit intelligent. Il est passionné à lire les ouvrages et journaux révolutionnaires ». Venu très jeune se fixer à Marseille, il logeait chez son oncle, 57 rue des Princes. Il est signalé pour la première fois en novembre 1892 comme fréquentant quotidiennement la buvette Les cinq Parties du Monde (angle rue Colbert et cours Belsunce) rendez vous des anarchistes. En 1893 (…)
-
BEAUSANG, Marius, Léon
Né à Marseille le 22 janvier 1882 — Terrassier — Ardennes — Aubervilliers & Saint-Denis
Fils d’Henri, cocher et de Marie Antéquérat, ménagère, Marius Beausang aurait participé au début des années 1900 à la colonie L’Essai fondée à Aiglemont (Ardennes) par Fortuné Henry. Selon Le Petit Parisien, il était correcteur à L’Anarchie et avait été condamné à 5 reprises.
En 1910, il connut, Jules Lefebvre dit “Jully”, secrétaire du syndicat des terrassiers de Saint-Denis, dans des réunions syndicales. Ils devinrent amis, Beausang se rendait journellement chez Jules Lefebvre qui vivait (…) -
BELLER, Nicolas, Joseph, Jean-Baptiste
Né le 22 janvier 1867 à Gernelle (Ardennes) — mort au bagne le 21 avril 1909 — Ouvrier mouleur — Charleville-Mézières (Ardennes) — Reims (Marne)
Anarchiste trimardeur voyageant le plus souvent à pied et fiché en 1892 cmmemembre du groupe « Les Sans-Patrie », Nicolas Beller, qui demeurait à Mohon (Charleville-Mézières) avait été signalé comme ayant disparu de Charleville-Mézières (Ardennes) à l’été 1896 puis à l’été 1897.
Nicolas Beller, venant de Paris, avait été arrêté en septembre 1901 pour « vagabondage » à Châlons-sur-Marne. Remis en liberté suite à un non-lieu, il avait déclaré aller à Ay (Marne) pour y faire les vendanges et (…) -
BIGEL, Pierre, Eugène
Né le 10 février 1872 à Paris, XIXe arr — mort au bagne de Cayenne le 11 novembre 1895 — Mécanicien en atelier — Revin (Ardennes)
D’un milieu ouvrier relativement aisé, Eugène Bigel suivit les cours du lycée de Charleville jusqu’à l’âge de douze ans et c’est sans doute son tempérament exalté qui lui fit quitter de bonne heure le lycée. Une de ses sœurs fréquenta l’École normale de Charleville.
Bigel travailla d’abord comme apprenti ajusteur à l’usine Dupont et Fould d’Apremont-sur-Aire où il se fit remarquer par sa violence. Ensuite, il fréquenta plusieurs établissements de Charleville, dont Périn Frères et Demangel, (…) -
BOUR, Felix “HERSELIN”, “TELLIER”
Né à Paris le 13 mai 1881 — mort au bagne le 7 septembre 1914 — Ouvrier typographe — Paris — Guyane
Fils naturel d’une domestique, Felix Bour avait été élevé par sa grand-mère à Brumetz (Aisne). Après avoir passé son certificat d’études il monta à Paris où il devint apprenti typographe et commença à fréquanter les milieux libertaires.
C’est en 1901 qu’’aux Causeries populaires de Libertad, il fit la connaisance d’Alexandre Jacob et devint l’un des membres du groupe de cambrioleurs anarchistes « Les Travailleurs de la nuit ». Dans la nuit du 22 au 23 novembre 1903, il participait avec A. (…) -
BOURGEOIS, Clovis, Alcide
Né le 5 mars 1859 à Deville (Ardennes) — mort en 191 ? — ajusteur mécanicien, puis contremaître ; horloger — Revin (Ardennes)
Clovis Bourgeois, ajusteur mécanicien, marié et père de quatre enfants, avait fréquenté l’école primaire jusqu’à l’âge de dix ans et savait lire et écrire. En 1890, il était employé à Renwez (Ardennes) comme contremaître à la filature Moret. Il fut renvoyé en raison de ses idées socialistes et parce qu’il apparaissait comme l’un des principaux leaders du mouvement ouvrier dans la bourgade : il fréquentait avec assiduité les réunions politiques à Charleville et à Revin où il se faisait (…)
-
BRICOU, Fernand, Jean Baptiste “GINISTY”
Né le 4 novembre 1861 à Saint-Quentin (Aisne) — mort en novembre 1914 (?) — Menuisier — Paris — Nouvelle-Calédonie
Fernand Bricou (orthographié aussi Bricout) dit “Ginisty” était devenu anarchiste lors de la grève des menuisiers en 1886. En 1888, il avait été condamné à un mois de prison pour “entrave à la liberté du travail” et avoir menacé de tirer sur des non grévistes et d’incendier une menuiserie. Il aurait également participé au printemps 1888 à la campagne menée par la Chambre syndicale des hommes de peine contre les bureaux de placement et notamment à l’édition d’une fausse affiche “officielle” (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)